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Preludio e fuga

 for orchestra

Private CD

Description: english | français

> Audio sample : Preludio
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> Audio sample : Fuga
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Composed: 1944-1947
Durata: 9'
Setting: 3 (III=picc.), 3 (c.i.), 3 (cl. b.), 3 (III=cfg) – 4, 2, 3, 0 – timp., batt.(1 es.) – archi
Publication: Editio Musica Budapest

English

It was only in the 1940s that I began my initial twelve-tone compositions. The opportunity came, as was so often the case, in writing incidental music. In that period the twelve-tone mode of composition was slowly starting to flow in Hungary. I think I have been the first Hungarian composer to use it. In the twelve-tone theme of the fugue in my “Preludio e fuga”, composed between 1944 and1947, I didn't use the orthodox Schoenberg model but a softer twelve-tone form; we might describe it as more “euphoric”, with a more rounded, more attractive sounding - I think of “Le Vin herbé” by Frank Martin which I discovered at that time, or of works by Luigi Dallapiccola.
 
In 1948, the Hungarian Communist Party and took power. Hungarians were imprisoned behind an “iron curtain”, real but also intellectual : all the great masters of the Arts at the beginning of the 20th Century were condemned by the new regime for their “modernist formalism”. Musicians were obliged to adopt a new style of music which was “easy to understand and in a mood of constant optimism”. For fear of sanctions, I stopped to use dodecaphony. My "Preludio e fuga" could be played only in 1957, in a private setting.


Ferenc Farkas 

Franšais

Ce n’est que dans les années 1940 que j'ai commencé à m’initier à la musique dodécaphonique. A l’époque, cette technique de composition commençait lentement à se répandre en Hongrie. Je crois avoir été le premier compositeur hongrois à l’utiliser. L'occasion se présenta - comme ce fut souvent le cas - en écrivant une musique de scène. Puis j’ai composé mon « Preludio e fuga », entre 1944 et1947. Dans le thème à douze tons de la fugue, je n’ai pas utilisé le modèle orthodoxe de Schoenberg mais une forme de dodécaphonie plus douce, nous pourrions dire plus « euphorique », avec une sonorité plus ronde et plus attrayante - je pense au « Vin herbé » de Frank Martin que j'ai découvert à cette époque, ou à des œuvres de Luigi Dallapiccola.
 
En 1948, Le Parti Communiste Hongrois prit le pouvoir. Les Hongrois se trouvèrent enfermés dans un «rideau de fer » réel mais aussi intellectuel : tout ce que les grands maîtres du début du XXème siècle avaient créé fut qualifié par le nouveau régime de «formalisme moderniste» et condamné. Les musiciens se virent obligés d’adopter un nouveau style de musique «facile à comprendre et d’humeur constamment optimiste». Par crainte des sanctions, je cessai de recourir à la dodécaphonie. Mon « Preludio e fuga » ne put être joué qu’en 1957, dans un cadre privé.


Ferenc Farkas 

This article was last updated on Tue, Jan. 26 2016

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